C'est ce qu'on va rechercher prochainement. J'ai mal depuis des
années dans le bas du dos, aux os du bassin, au coccyx, à diverses
articulations et tous ces symptômes correspondent à cette maladie.
De plus, ma soeur ayant le psoriasis et est donc porteuse du gène
HLA-B27, qui est le gène souvent retrouvé dans la spondylarthrite,
ben ya plus qu'à passer les examens pour confirmation. Je dois
faire une prise de sang et une radio de quasi tout mon squelette.
J'ai pas envie mais pas le choix. Cela me permettrait de refaire la
paix avec moi-même...
Ici, je pourrais vous parler d'une des choses qui m'a fait
beaucoup de mal... allez j'me lance:
La fin de l'année dernière n'a pas été facile pour nous. Entre
les soucis financiers et l'état de Cupidon (notre petit chien
d'amour) qui se dégradait, le moral n'était pas au beau fixe.
Néanmoins, pour aider Vincent à subvenir à nos besoin, j'ai trouvé
un petit travail. Rien de glorieux, je faisais le ménage dans des
bureaux. Mais cela me convenait car c'était quelques heures en
soirée, ce qui me permettait de m'occuper des enfants la journée
sans problème. J'ai eu dur le premier jour, j'ai cru qu'on
m'arrachait la colonne vertébrale tellement je souffrais du dos.
J'ai pris sur moi et j'ai continué. Pas longtemps puisqu'au bout de
4 jours, mon poignet gauche s'est mis à gonfler, on aurait dit une
balle de tennis. Je le signale au travail, la responsable du site
me dit de la prévenir assez vite si ça ne va pas, afin qu'elle
trouve quelqu'un pour me remplacer. Je la préviens le lendemain fin
de matinée que ça ne va pas mieux et que je dois voir le docteur...
Une demi heure après, une personne de la boîte qui m'avait engagée
me téléphone en faisant semblant de rien concernant mon poignet
mais me dit qu'ils mettent fin à mon contrat car je ne conviens
pas. Je suis trop lente. Sur ce, je m'énerve, lui disant que c'est
dégueulasse de faire ça alors que je venais juste de prévenir pour
mon poignet, je m'étais blessée au travail, etc... Bref, ça a mal
fini, au bout de royalement 4 jours, j'étais virée et immobilisée
du poignet. La galère. Mais rien de grave comparé à ce qui s'est
passé juste après.
Notre petit Cup avait beaucoup de mal à se déplacer, on voyait
clairement qu'il s'affaiblissait. Il ne mangeait plus et il buvait
beaucoup pour uriner très vite par après.
J'avais compris, je crois que Vincent ne voulait pas voir la
vérité en face. C'est difficile mais nous sommes allés chez le
vétérinaire. Dès la salle d'attente je me suis mise à pleurer. Cup
m'a fait une bibise sur la joue comme pour me dire "t'en fais pas,
ça va aller..."
Puis notre tour de passer est arrivé, je ne cessais de pleurer.
La véto, bien gentille, a de suite dit qu'il sentait l'urée,
c'était pas bon. Ses reins avaient cessé de fonctionner. C'était la
fin. Il a fallu prendre LA décision. L'horrible décision de le
faire partir pour un monde meilleur. Vincent n'a pas pu, il est
resté dans le cabinet de consultations. Je suis allée avec Cup en
salle d'opération pour l'accompagner dans ses dernières minutes. Je
suis heureuse de l'avoir fait, même si c'est extrêmement dur à
vivre. Mais il est passé de l'état de grande souffrance à celui de
décontraction et de libération et c'est ça le plus important. Il ne
méritait pas de souffrir, il a été le meilleur chien du monde. Il
s'est éteint le 10 janvier 2011 à l'âge de 16 ans et demi. Jamais
nous ne l'oublierons...
Enfin, imaginez mon état d'esprit quand dans les premiers jours
de l'année, je perds mon boulot et mon chien d'amour... Je continue
le mois de janvier, nous arrivons au 20, jour où je me fais une de
ces entorses au genou... Là, j'me dis que l'année 2011 sera une
année pourrie. Et en effet, ce n'est pas la joie du tout. Je
passerai les détails mais à cause de cette tendinite au poignet au
mois de janvier, j'ai été mise sur la mutuelle (attention, amies
françaises et d'ailleurs, je vais parler "belge"!
) et j'ai été convoquée par le médecin
contrôle. La bonne femme, bien gentille, me dit qu'elle me
reconvoquera plus tard pour voir comment ça a évolué. Moi, j'avais
toujours mal, entre-temps j'ai revu le chirurgien qui m'avait
opérée des poignets en 96, il dit que c'est peut-être un début de
canal carpien. On fait les examens qui vont dans ce sens et ils se
révèlent négatifs! Sur ce, re-convocation à la mutuelle où je vois
clairement que la doc me prend pour une conne.
Ah oui, j'ai oublié de dire qu'en juin, j'ai été mise sous
antidépresseurs par mon médecin traitant car pour elle, les
douleurs que je ressens partout sont dues à une dépression nerveuse
qui couve en moi... J'ai pris ces cachets quelques jours et là,
j'ai arrêté... les enfants allaient être en examens à l'école et
moi, je végétais, je planais, je n'étais plus apte à m'occuper
d'eux donc j'ai dit STOP!
J'en reviens à la mutuelle. Elle me demande si je prends des
médocs, là je lui sors que ma doc m'avais mise sous cipralexa. Elle
me demande pourquoi, je lui dis que selon elle, mes nerfs lâchent
et que mes douleurs viennent de là. Et bardaf, je me mets à
pleurer.
Là, elle me dit que je dois consulter une psy, que je ne m'en
sortirai que comme ça, et bla bla bla...
Depuis, je vois une psy, qui me dit avec son bloc note en main
et son bic: "alors, qu'avez-vous à dire aujourd'hui?", "et
encore?", "quoi d'autre?", ... Mazette, c'est pas possible,
je perds mon temps! Ca ne me fait même pas du bien d'aller lui
causer! Elle me dit de mettre les choses à plat avec mes soucis,
mais ça je le sais! Pas besoin d'elle pour savoir ça! Ou alors, dès
demain je me lance dans une carrière de psy parce que ses conseils,
ils sont carrément inutiles! Pfff...
Bref et re-bref, tout ça pour vous dire que oui je craque sans
doute un petit peu, mais qu'on arrête de me dire que les douleurs
que j'ai depuis des années sont psychosomatiques! Je suis coincée
le matin, je marche mal, le bas de ma colonne est tout douloureux
et une inflammation est présente depuis au moins 9 ans (je l'ai
remarqué la première fois après la naissance de Manon, je croyais
qu'il y avait eu un problème avec la péri) alors voilà, j'espère
pas avoir cette maladie car c'est une saloperie... mais j'espère
avoir une réponse et pouvoir enfin dire "NON je ne somatise pas,
NON je ne fais pas semblant". Car j'en ai marre d'être prise pour
une folle qui se plaind tout le temps.
J'espère avoir été claire dans mon récit, j'ai écrit avec mon
coeur et non ma tête... lol
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